Bonjour Joli Monde !

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un sujet qui concerne un très grand nombre d’entre nous, hommes et femmes confondus. Je voudrais vous parler des… CHEVEUX. Eh oui, c’est comme ça, des fois on a des envies un peu particulières… Non plus sérieusement, je voudrais aborder avec vous le concept, encore méconnu, du don de cheveux.

Mes cheveux et moi, c’est une (grande) histoire d’amour. Après les avoir eu très longs dans mon enfance, ils sont passés par différentes phases d’expérimentation en fonction des étapes de mon adolescence. Tresses, chignon, mèches, dégradés, paillettes, boucles… Je me suis amusée avec. Je les ai détesté aussi (souvent) car trop lourds pour tenir une quelconque coiffure. Trop raides à mon goût alors que je les aurais voulu bouclés. Bref… Vous voyez le tableau. Je pense que l’on est tous un peu comme ça. Et cela à continué jusqu’à la fin de l’année 2014, début de ma maladie.

Décembre 2014, en me brossant les cheveux comme tous les matins, je me suis rendue compte que je perdais mes cheveux par mèches entières. Jour après jour, j’assistais, impuissance, au dégarnissement de mon cuir chevelu. Je les voyais changer de texture. Plus fins. Plus fragiles aussi. Eux qui avaient fait ma joie avec ma longue cascade capillaire, étaient en train de me jouer un sacré mauvais tour.

C’est à ce moment que je me suis réellement rendu compte que notre capillarité participait (de près ou de loin selon les individus) à notre identité, à ce que nous sommes, à ce que nous renvoyons aux autres, à ce que nous nous renvoyons à nous mêmes. Les traitements lourds, les shampoings antiseptiques répétés auront eu raison de ma crinière.

A ce moment, j’ai pris la décision de tout couper. Court. En tout cas, plus court que ce que j’avais pu expérimenter. Je n’ai pas perdu entièrement mes cheveux. Seulement une grosse partie… Et cela me rappelait ma maladie, l’absence de pouvoir, d’emprise que je pouvais avoir sur elle, malgré toute la bonne volonté que je pouvais y mettre. Je me suis promis que si un jour je retrouvais ma crinière d’antan, j’en ferai cadeau à une personne qui n’en avait plus. Et qu’en attendant de pouvoir faire ce don de moi (les dons du sang étant désormais proscrits) je prendrais soin de mes cheveux, je les chérirais.

Quatre années ont passé. Mes cheveux ont repoussé. Ils ont repris leur matière d’autrefois. Leur force. Leur volume. Les centimètres se sont additionnés au fil des mois, jusqu’à dépasser les 25 requis pour pouvoir en faire don. Je me suis accordé une dernière échéance. Celle de mon mariage en novembre dernier. Passée cette date, je m’étais promis une visite radicale chez le coiffeur.

Le 9 décembre arriva. Impatience j’étais. Séparer la masse de cheveux en deux sections distinctes. Bien sécuriser le tout avec des élastiques. Et hop… couper. Nouvelle tête. Don de soi. Plaisir. Satisfaction.

En France, le don de cheveux est encore bien méconnu. Sachez qu’une association récupère vos cheveux si vous souhaitez réaliser ce don. Cependant, quelques petites conseils à respecter :
– il faut minimum 25 cm de cheveux ;
– les cheveux doivent être naturels, vierges de toute coloration ;
– vous pouvez aller chez votre coiffeur personnel, même s’il existe des coiffeurs partenaires ;
– vous envoyez ensuite le tout simplement par courrier.

Mais à quoi servent les cheveux ? Et bien ils sont revendus à des perruquiers qui réalisent des prothèses capillaires. Grâce à l’argent récolté, l’association permet d’aider des personnes en difficulté financière pour acquérir une prothèse capillaire de qualité (l’aide sociale n’étant que de 125 euros, ce qui est bien peu pour une perruque).

Vous pouvez envoyer vos dons par courrier à l’adresse suivante

Solidhair
14 rue des fauvettes
95450 Us-en-Vexin
FRANCE

Pour des renseignements complémentaires, je vous conseille d’aller directement sur leur site. Toutes leurs actions, leurs modes de fonctionnement sont expliqués. Et n’oubliez pas… Lorsque l’on est en santé, qu’est-ce que quelques mèches de cheveux ? Un don de soi est tellement valorisant, pour nous, en premier lieu, mais aussi parce que l’on pense à l’action réalisée pour un ou une inconnue dans le besoin… Des mèches de cheveux… Après tout… C’est si peu…