Bonjour Joli Monde !

Voici quelques photos datant de début octobre (oui, ça commence à dater) et que je voulais absolument partager avec vous, entre autre pour vous raconter une belle histoire d’amourqui ne manque pas de piquant.

S’il y a bien un souvenir de mes dimanches d’enfant qu’il me reste, c’est la cueillette des champignons en forêt avec mes parents. J’ai toujours plus ou moins habité à la campagne dans mon enfance. C’était une sorte de petit rituel du dimanche matin. Se balader, bottes aux pieds, panier à la main, à la recherche des fameux champignons que ma mère faisait ensuite cuire et qui embaumaient la maison entière.

Cèpes, trompettes de la mort, girolles… Je prenais un vrai plaisir à ramasser toutes ces petites merveilles. Pour le plus grand bonheur des papilles de mes parents. Et oui… Même si j’adore aller à la chasse aux champignons, les traquer, les ramasser… je ne les mange pas. Trop caoutchouteux,

Avec mon retour dans le Jura, j’ai retrouvé ce petit plaisir. Alors, ni une, ni deux, nos dimanches d’octobre ont été synonymes de balades en forêt et de cueillette de champignons. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cela a été prolifique !

Sur les quelques photos qui suivront, vous allez également voir apparaître une petite boule pleine de piquants et un petit nez pointu. Et c’est là que commence ma nouvelle histoire d’amour… Début septembre (les températures commençaient déjà à décliner) une petite boule de piques a fait son apparition dans le jardin. Et cela en plein jour… Après m’être renseignée (un hérisson, surtout un bébé (90 g), ne doit pas être vu seul en plein jour…) et avoir cherché la mère, j’ai récupéré cette petite boule.

Une fois chez moi, j’ai pris contact avec le Sanctuaire du Hérisson qui m’a très bien orienté pour prendre soin de ce bébé qu’il fallait encore nourrir à la pipette. Je vous passe les réveils réguliers, la pesée matinale, les soins divers (retirer les puces, les tiques, vérifier l’absence d’asticots…), l’angoisse de ne pas la (et oui, c’est une petite nana) voir survivre… Toujours est-il qu’aujourd’hui, cette hérissonne (nommée très originalement Châtaigne) va très bien. En raison de sa naissance tardive et de son poids actuel, elle sera relâchée dans un jardin sécuritaire au printemps. Elle pourra ainsi continuer sa petite vie. En effet, l’hibernation des hérissons est un moyen de préservation et de protection face aux températures basses (les températures matinales sont très basses voire négatives depuis quelques semaines dans le Jura) . Cette hibernation leur fait perdre beaucoup de poids (ils ne mangent pas) et fragilise leurs défenses immunitaires. Il faut donc qu’ils fassent un certain poids afin de pouvoir surmonter cette épreuve. Du coup, elle sera nourrit et logée en attendant, afin qu’elle prenne du poil de la bête.

Toujours est-il que je prends désormais la protection de ces petites bêtes très à cœur. Du coup, ni une ni deux, j’ai réalisé un abris à hérissons à l’aide de cagettes en bois et je l’ai placé dans le jardin de mes parents afin qu’il serve de petite maison douillette pour un éventuel hérisson cet hiver. J’ai passé des heures à prendre soins de Châtaigne, à observer ses comportements… Ce sont des animaux fantastiques, intelligents et qu’il faut absolument protéger. Alors, si vous trouvez un hérisson en plein jour, blessé, en mauvais état, n’hésitez pas à faire un tour sur le site du Sanctuaire du Hérisson, leurs conseils sont de très bonne qualité ! De plus, faites attention quand vous roulez… Que ce soit à l’entrée de l’hiver, ou au printemps vous risquez d’en croiser un certain nombre sur les routes. En effet, au printemps les hérissons sortent de leur hibernation et cherchent de la nourriture. D’avance, merci pour eux 🙂