Bonjour Joli Monde ! 

Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet un peu plus sombre que les précédents. Il est cependant d’utilité publique et qui me touche particulièrement. Le cancer et plus particulièrement le cancer du sein… Nous sommes toutes et tous, à un moment donné de notre existence. Nous somme toutes et tous touché(e) de près ou de loin par cette saloperie.

Le cancer, c’est une peu une histoire de famille pour moi… De la douleur, de la fatigue, de l’angoisse, les crises de larmes, la peur de voir disparaître mes proches… mais également quelque chose qui malgré elle, m’aura rapprocher des deux personnes qui comptent le plus pour moi. Parce que cette maladie, malgré l’affaiblissement procuré, malgré les mutilations, malgré les heures d’incertitude passées à l’hôpital, nous aura rendus plus forts.

C’est un sujet qui me touche pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que je suis une femme. Et même si j’ai appris grâce à mon travail d’infirmière au bloc de gynécologie que les hommes aussi pouvaient développer ce cancer, lorsque l’on pense « cancer de la femme », on pense forcément à celui-ci.

Ensuite, pour toutes ses femmes qui se sont battues, qui se battent et qui se battront contre cette merde… Je ne peux pas m’empêcher de penser à ma marraine, Claire, qui est partie il y a maintenant 21 ans. Pour toutes ces femmes parties trop tôt. Pour toutes ces mères, ces épouses, ces sœurs, ces amies… qui se battent au quotidien contre cette maladie.

Parce qu’un cancer, quel qu’il soit, c’est une annonce de diagnostic, face à une femme, un homme, une épouse, un mari, des enfants, une famille, un entourage… S’en suivent ensuite la ou les opérations chirurgicales, l’attente du résultat anatomopathologique…. Et puis les séances de chimiothérapie, de radiothérapie. Voir son corps qui change, ses cheveux tomber, sa peau devenir cartonneuse… C’est également la fatigue procurée par les soins quotidiens. L’incapacité parfois, de suivre la vie de ses proches, parce que la personne malade est « emprisonnée », pendant un temps plus ou moins long, par les soins qui lui sont prodigués.

Avoir un cancer du sein, c’est l’angoisse de la mastectomie, ou au contraire la délivrance. Avoir un (ou les deux) sein(s) retiré(s), pour tenter de se débarrasser de ces cellules cancéreuses qui se frayent un chemin, malgré les remparts médicamenteux, à l’intérieur du corps. Un cancer du sein est synonyme de cicatrices, témoins de l’histoire de vie, de la bataille que mène la femme (ou l’homme). C’est être marqué(e) à jamais par cette épreuve, en ayant la chance d’être entouré(e) ou au contraire le désespoir d’être délaissé(e), abandonné(e) par ses proches.

Dimanche, j’ai donc marché pour toutes celles qui se battent, toutes celles qui sont déjà parties. Un parcours à Saint-Amour, pour la Saint-Amou’Reine… Quel joli nom pour leur rendre hommage. Beaucoup de rose, un temps clément, plus de 1 200 participantes, des bénévoles au top… Et surtout, des fonds récoltés pour la recherche… Dimanche, j’ai repensé à toutes celles que j’ai croisé, de près ou de loin, personnellement ou professionnellement, et qui sont touchées pour cette merde. Dimanche, j’ai repensé à ma marraine. Malgré le peu de temps passé à mes côtés, est parvenue à me marquer à jamais et à construire la femme que je suis aujourd’hui.

Combattre le cancer du sein, c’est transmettre l’information. C’est en parler autour de soi. Rappeler que l’autopalpation et le suivi médical régulier permettent de prendre en charge le plus rapidement possible ce cancer. Combattre le cancer du sein, c’est avoir l’espoir, qu’un jour, la recherche trouve enfin un remède. C’est également penser à ces 54 000 nouvelles femmes touchées chaque année. Mais également aux 12 000 qui ne survivront pas à cette épreuve. Parler du cancer du sein, c’est être solidaire, c’est participer, à son niveau à ce combat.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce cancer, sur les moyens de prévention, sur les actions que vous pouvez mener, n’hésitez pas à vous rendre sur ce site entièrement dédié à ce sujet. 

Alors, à votre niveau, partagez, parlez-en, informez…