Bonjour Joli Monde ! 

Avant toute chose, je tenais à vous remercier, tous, du fond du cœur, pour l’accueil que vous avez réservé à mon dernier article sur la maladie de Verneuil dont je suis atteinte. Il n’est pas évident de se mettre à nue, d’exposer ses sentiments, la faiblesse que peut représenter cette maladie. Cet article, c’est plus de 3000 vues et près de 150 partages sur FaceBook. C’est juste énorme ! J’espère que grâce à vous (et j’y crois) des centaines de personnes auront une petite notion de ce qu’est Verneuil, de ce à quoi ça ressemble, de l’importance du diagnostic… Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, l’article est juste ici.

Aujourd’hui, j’aimerai vous parler du surpassement de soi. Et plus précisément lorsque l’on est malade. L’annonce d’un diagnostic, quel qu’il soit, a son importance et un impact sur la qualité de vie du patient. Que ce soit la petite maladie passagère (la grippe par exemple, ayant peu d’incidence la plupart du temps, mais vous clouant tout de même au lit une bonne semaine) ou certaines pathologies chroniques telles que Verneuil, la maladie de Lyme (un gros bisou à ma Marion adorée en passant), à la polyarthrite rhumatoïde (becs ma Steph…) chacun la vit à sa façon, avec ses propres limites. Pour ma part, j’ai choisi de dépasser ces limites.

L’un des premiers effets de la maladie que j’ai ressenti sur mon corps, c’est le manque de force, dû principalement à la prise de poids, secondaire à l’instauration de certains traitements. Du jour au lendemain (il faut un peu plus longtemps je vous rassure), je me suis trouvée en difficulté pour me mouvoir, me balader… J’étais très vite essoufflée, je ne parvenais plus à faire ce que je faisais auparavant. Face à ce désespoir, l’amoureux m’a mis un bon coup de pied au derrière et m’a poussé à faire une activité physique à deux. Nous avons donc choisi la randonnée (je vous en avais déjà parlé ici et ).

Faire de la randonnée lorsque l’on a des abcès de la taille d’un œuf de poule entre les cuisses ou sous les bras, ce n’est pas évident. Il faut surmonter cette douleur physique. Pour ma part, le plus douloureux, c’est de voir ce chemin qui grimpe dans les hauteurs et dont je ne vois pas le bout. « Mais bon sang, comment vais-je faire pour arriver là-haut ? ». Alors je grimpe. Je sue. Je souffle comme une vache… Et voilà que je m’arrête tous les 10 mètres pour boire un coup. J’ai envie d’arrêter, de revenir en arrière (en même temps, si on monte, ça descend forcément dans l’autre sens… non ?). Et puis, sans trop savoir comme je m’y suis prise, je me retrouve au sommet. Au sommet de la montagne à proprement parler, et au sommet de ma satisfaction. Parce que, malgré la difficulté, malgré la douleur, malgré l’état peu photogénique de mon visage à ce moment là, j’y suis arrivée.

La maladie m’a appris à être fière de ce que j’entreprends, de ce que j’accomplis. Alors certes, la promenade que nous avons faites avec l’amoureux autour de Balanod et dont je vais vous montrer quelques photos aujourd’hui n’a rien d’extraordinaire. Je suis même certaine que ma grand-mère la réaliserait plus rapidement que moi. Mais aujourd’hui, je peux avouer, sans prétention, être fière de ce que je réalise jour après jour, sans aucun regret.

N’oubliez jamais d’être fier(e) de ce que vous entreprenez ! Croyez avec force en vos projets et vous serez en mesure de soulever le monde !

Encore un grand merci à l’amoureux pour les photos <3