Bonsoir Joli Monde, 

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes un minimum connecté(e)s via les réseaux sociaux. Vous n’avez donc pas pu passer à côté des dessins humoristiques d’Emma, humoristiques mais oh combien édifiants, dans lesquels elle met un mot sur quelque chose qui pèse quotidiennement à beaucoup d’entre nous : la charge mentale. Et vue le nombre de partages (160 231) et de likes (52 000), j’ai l’impression que c’est une situation qui est courante. Mais en tout, cas, prenez quelques minutes pour aller lire cette petite pépite !! Vous pouvez retrouver tout son travail sur son site internet, soit ici.

Si vous êtes une femme engagée dans une relation hétérosexuelle, les phrases du genre : « Laisse chérie, je m’en occuperai plus tard », « Mais si tu voulais que je descende la poubelle, il fallait me le dire », doivent vous parler. Cela fait des jours, des semaines, des mois voire des années que vous entendez cela, que vous demandez à votre conjoint de participer aux tâches domestiques, mais que malgré sa participation, vous vous sentez épuisée, fatiguée de devoir penser à toi pour que votre maison tourne (à peu près) correctement ? Eh bien c’est cela que l’on appelle la charge mentale.

(Je parlerai de ce phénomène en connaissance de cause et tiens à assurer à mon amoureux qui lira ses lignes que je l’aime très très fort).

Vous avez littéralement l’impression de commencer une nouvelle journée en rentrant chez vous. Vous dégainez la fameuse To Do List et vous enchaînez… la lessive à lancer (check), les comptes à vérifier (check), la liste de courses à faire pour le lendemain (check)… Et merde, vous venez de laisser cramer le dîner. Et votre moitié ? Avachie sur le canapé ? En train d’écrire un article sur son propre blog ? Pensant bien faire en train de faire la vaisselle (mais le moment choisi n’était pas opportun). Toutefois, malgré le fameux : « Dis-le moi si tu as besoin d’aide, hein ! », vous n’avez rien demandé… Parce qu’il ne s’agit pas simplement de rayer sur un morceau de papier une corvée réaliser, mais bien de penser, d’organiser, d’anticiper… et qu’à moins d’être investi dans la vie domestique, c’est difficile à comprendre.

Car la charge mentale, c’est bien cela. Un travail intellectuel de gestion, d’organisation, de planification pour la bonne marche du foyer. Et cette charge mentale, il faut bien se l’avouer, est génératrice de stress, d’angoisse et donne l’impression de mener deux journées dans une, de ne pas se sentir soutenue, de se sentir délaissée, d’être la bonne à tout faire…

Vous êtes épuisée de devoir penser à tout et vous avez envie que ce travail de supervision permanent cesse enfin. Quel serait le bonheur de ne pas quémander un peu d’aide… Que la poubelle soit vidée avant qu’elle ne déborde… Que les toilettes soient nettoyés par une autre personne que vous (parce que pour moi, perso, ce n’est pas un kiffe, mais c’est toujours moi qui m’y colle). Que les emballages vides soient délicatement déposés dans la poubelle et non laissés sur la table. Et surtout, que lorsque vous demandez de l’aide, ce ne soit pas un soupir qui vous réponde ou un « Attends, je finis un truc ! « .

On vous aime chers messieurs, soyez-en certains, mais d’une façon ou d’une autre, de façon consciente ou non, il faut bien reconnaître que vous refusez de prendre part à cette charge mentale, au risque de faire subir un surmenage à vos compagnes. En sortant du boulot, nos vies ne se résument pas à une gestion des stocks ménagers, une anticipation des crises (attention, y’ plus de lait !), à une organisation du planning pour faire rentrer tout ce qu’il y a à réaliser dans une journée. Nous aimerons parfois, nous aussi, nous poser tranquillement à ne rien faire, sans se sentir coupable de ne pas avoir fait la vaisselle, de ne pas avoir plié le linge…

Alors messieurs, mesdames… Quelles sont les solutions pour chacun ? Pour nous les femmes, nous pouvons, il me semble, agir sur deux choses : augmenter notre tolérance au « bazar », aux choses qui traînent et ne plus nous offusquer de la tasse sale qui est sur la table du salon depuis 2 jours ET arrêter d’infantiliser en quelque sorte nos conjoints, de faire à leur place (parce que ça nous énerve bien entendu)… Oui, ce n’est pas facile, mais je suis sûre que ça nous aiderai. Et vous messieurs ! Vous devez apprendre à vous sentir responsable au sein de votre foyer. Non, notre plaisir n’est pas de faire le ménage. Alors, prenez 5 minutes en rentrant du travail pour vous inquiéter de ce qu’il y a à faire comme tâches domestiques ce jour. Portez un peu d’attention au travail de votre conjointe. Et puis, un petit merci pour les chaussettes pliées, le linge rangé, le repas fait, le ménage réalisé, les comptes opérationnels… ça ne fait pas de mal de temps en temps.

Mais surtout Messieurs, n’oubliez pas qu’on vous aime !!