Bonjour joli monde !

Son histoire est celle de nombreux petits chatons abandonnés. Scream (le mystère de son nom vous sera dévoilé plus tard) a été abandonné dans le jardin de mes parents alors qu’il était encore bébé.

Je me souviendrais toujours de cette journée comme si c’était hier. J’étais alors seule avec ma (très) grande sœur, qui ne nous rend visite que l’été (chose assez rare pour être souligné, car elle habite aux Etats-Unis). Alors que nous étions en train de prendre notre petit déjeuner, notre attention fut portée sur un miaulement de petit chat, strident. Ni une, ni deux, je pars à la recherche de l’auteur de ces petits cris. Et sur quoi je tombe ? Une petite boule de poils noire et blanche (ou blanche et noire, c’est selon) qui hurlait littéralement. Impossible de l’attraper, il était beaucoup trop apeuré. Après plusieurs tentatives (et un certains nombres de mètres parcourus) j’ai décidé de laisser tomber cette « capture ».

Et puis, en soirée, j’entends de nouveau ce miaulement plaintif (qui commençait à interpeller le voisinage). Je prends mon courage à deux mains, je m’équipe de gants, de chiffons, et je pars à la recherche du chaton. Bon, après moult courses, échecs, griffure, je parviens à le maîtriser et à le calmer. Et c’est ainsi que Scream, de par son miaulement incessant, est arrivé dans ma vie.

Après une visite chez le vétérinaire (constitution du carnet de santé, programmation de la stérilisation, traitement vermifuge et examen classique pour vérifier qu’il était en forme), je l’ai ramené à Lyon, où je vivais à cette époque. Après quelques jours, j’ai bien vu qu’il n’était pas heureux. Absente du matin au soir, habitant dans un 45 m2 sur meublé, notre cohabitation lyonnaise n’a duré que quelques semaines avant qu’il ne retrouve l’air de la campagne, chez mes parents. Et puis, j’ai obtenu mon poste actuel dans le Jura. J’ai désormais un appartement plus grand, des horaires moins contraignants, j’habite à deux minutes de mon travail, je rentre manger à midi… Bref… Je suis beaucoup plus à la maison. J’ai donc décidé de le ramener.

Même si l’adaptation a été un peu compliquée au début, même si la cohabitation avec le chéri n’a pas été facile les premiers temps, je pense pouvoir dire que Monsieur s’est désormais bien fait à sa nouvelle vie. Et pour cause : câlins, bisous, lit douillet pour dormir, jouets très rigolos qui font « gling-gling »…

Je voulais, par cet article, vous présenter un peu l’histoire de ma boule de poils, de ma ronronthérapie, de mon pénible demandeur de câlins… Je l’aime fort cette petite bête… Faut dire qu’on s’y attache… Mais ne vous inquiétez pas : je le ramène régulièrement chez mes parents où il retrouve sa Lily et l’air de la campagne (même s’il préfère le canapé aux chasses aux lézards).

Chatounesquement vôtre