Qui n’a pas connu parmi vous sa période papier à lettres Diddl, le temps des petits mots écrits dans l’agenda des copines de collège, les lettres entre meilleures amies durant les heures de perm’ ? Personne me direz-vous. Vous vous en souvenez ?? Ce papier à lettre avec ces drôles de petites souris ? Nos stylos gel à paillettes ou encore ceux qui sentaient des parfums tous plus chimiques les uns que les autres (genre, un stylo qui sent le coca cola, c’est un peu n’importe quoi, n’est-ce pas) ?

Bon, j’admets, à 25 ans, je n’ai plus forcément l’âge d’écrire dans l’agenda de mes potes (ça ferait déplacé entre deux rendez-vous professionnels). Mais en y réfléchissant bien, je reste quand même nostalgique de ces petits échanges épistolaires. Aujourd’hui, à part des factures et des publicités, ma boite aux lettres me semble bien morne…

Pour pallier à cette monotonie, j’ai décidé de renouer avec le plaisir d’écrire une vraie lettre (adieu les mails et les SMS), sur du vrai papier (pas Diddl je vous rassure, mais décoré quand même) et avec un petit timbre sur l’enveloppe (j’avais oublié à quel point c’était cher).

Pourquoi me demanderez-vous ? Pour le plaisir d’aller ouvrir sa boite aux lettres chaque matin, d’attendre avec impatience la réponse de sa correspondante, de se mettre derrière son bureau pour lui répondre. Un échange, des mots écrits, un réel plaisir à chaque nouveau courrier.

Pour ce faire, j’ai choisi deux petits moyens simples et accessibles à toutes. Bon j’avoue, les réseaux sociaux m’ont bien aidé à les trouver (c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité, vous ne trouvez pas ?).

Le premier petit moyen est une page Facebook regroupant des nanas d’âges différents qui ont elles aussi la nostalgie des lettres échangées. Du coup, on rente nos coordonnées sur un joli tableau Excel, on se décrit un peu (centres d’intérêts, vie familiale… ce que l’on souhaite en réalité). Ce tableau est accessible par tous les membres de la page et ensuite, et bien on fait un peu son marché. On choisit nos correspondantes en fonction de nos affinités (ou pas) et c’est parti mon kiki !!

A ce jour, j’échange avec six personnes différentes, qui n’ont rien en commun, si ce n’est ce désir d’échanger, de rencontrer, d’écrire… Et je peux vous dire que ça me fait un bien fou. Ce sont des personnes avec qui je n’aurai sans doute jamais communiqué. Je ne les rencontrerai jamais (mais qui sait, le hasard fait parfois des choses étonnantes), mais c’est un autre type de rencontre, aussi impersonnel que derrière un écran, mais tellement plus « vrai ».

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Mon deuxième petit « moyen » d’échanger et ce que l’on appelle le post-crossing. Certaines d’entre vous connaissent peut être déjà le concept mais pour les non initiées, je vais m’expliquer brièvement. Il s’agit d’envoyer une carte postale (de sa ville, de ses vacances…) à des personnes du monde entier, que vous ne connaissez pas. Ici, pas d’échanges au premier abord, simplement la réception, en échange de vos envois, de cartes postales venant des quatre coins du globe.

Je trouve que c’est une super façon de voyager un petit peu, tout en restant chez soi. Et puis, les cartes que j’ai eu la chance de recevoir jusqu’à présent sont pour la plupart vraiment magnifiques… Japon, Ukraine, Russie, Etats-Unis, Allemagne… Ca donne envie de préparer son passeport, de boucler son sac à dos, et de partir à la découverte du monde. Bon, là je m’égare un peu. Et en même temps pas tant que ça…

Le plaisir qui grandit dans l’attente de recevoir une carte est le même que pour celui de l’échange avec mes correspondantes, mais là se rajoute en plus la surprise de la destination.

Voici donc ma petite lubie du moment. J’espère que cet article vous aura plu et surtout qu’il vous aura donné envie de renouer avec l’échange épistolaire, en laissant de côté quelques minutes ordinateur, portable et autres objets connectés.

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